Vidange des bassins : la réglementation se renouvelle pour les piscines collectives !

23 mai 2017
Réglementations

Pour les gestionnaires des piscines publiques, la vidange des bassins est une étape obligatoire qui permet de maîtriser la bonne qualité de l’eau. Il y a quelques mois, deux vidanges par an étaient exigées. Aujourd’hui, une nouvelle réglementation impose une vidange par an, sauf exceptions. L’objectif ? Réduire l’impact du procédé sur les finances locales. On fait le point !

 

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Pourquoi vidanger une piscine collective ?

La vidange des bassins est nécessaire pour des raisons d’hygiène avant tout. Elle permet aux piscines collectives de maîtriser la propreté des bassins, la qualité de l’eau et ainsi de garantir la sécurité des usagers.

C’est un procédé indispensable… mais qui demande un certain temps : une vidange dure en moyenne une semaine. Le temps de vider les bassins de leur eau (25généralement évacuée dans les égouts), de les nettoyer et de les désinfecter. Reste ensuite à remplir les piscines et à les chauffer avant réouverture.

Nouvelle réglementation : quels sont les changements ?

La dernière réglementation, en vigueur depuis 1981, obligeait les établissements à vidanger les bassins deux fois par an. Pour simplifier les mesures et faire des économies, le ministère des Sports travaillait à sa modernisation depuis 2014, avec la direction générale de la Santé et l’association nationale des élus en charge du sport. Le résultat a vu le jour il y a quelques mois.

Vidange des bassins de piscines collectives : état des lieux

Depuis le 7 septembre 2016 (1), la vidange des bassins doit être effectuée au moins une fois par an. Seules exceptions à la règle, les pataugeoires et les bains à remous, qui nécessitent deux vidanges par an. Le préfet peut aussi demander à ce qu’un bassin soit vidangé si :

  • son état de propreté n’est pas suffisant ;
  • l’eau n’est pas conforme aux normes de qualité ;
  • une quelconque anomalie entraîne un danger pour la santé des usagers.

Pour effectuer une vidange périodique, l’exploitant de la piscine collective doit avertir l’agence régionale de la Santé, par écrit, au moins 48 heures avant l’entretien.

Nouvelle réglementation : des hauts et débats

Suite à la nouvelle réglementation, les piscines collectives fermeront donc une seule fois par an au lieu de deux. Ainsi, elles feront des économies sur la consommation d’eau et de chauffage, tout en voyant leur fréquentation – donc leur chiffre d’affaires – augmenter. Cette mesure devrait leur permettre d’économiser près de 3 000 euros par bassin (2), et de réduire leur impact sur l’environnement.

Si cette réglementation diminue l’influence du procédé sur les finances publiques, les collectivités souhaiteraient aller plus loin en supprimant l’obligation de vidanger. Elles aimeraient aussi ne plus utiliser de chlore et pouvoir traiter à l’ozone, une substance que le ministère des Sports ne peut autoriser à cause de son système d’analyse qui manque, pour l’instant, de fiabilité… Affaire à suivre !

En réflexion depuis 2014, le sujet du traitement des eaux dans les piscines collectives n’est donc pas encore totalement clos. Il faut rester informé pour s’adapter aux moindres changements, que ce soit pour bien respecter les réglementations, proposer un matériel ou un service adapté… À vous de jouer !

(1) Legifrance, Arrêté du 7 avril 1981
(2) Caisse des dépôts des territoires, L’arrêté réformant l’obligation de vidange des piscines est paru, 2016

Crédit photo : Pixabay

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